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La motricité libre

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La motricité libre : c’est quoi ?

Au sein d’un espace au sol adapté, les enfants vont pouvoir passer à leur rythme et selon leurs souhaits d’une étape à l’autre de leur motricité. Iils vont prendre le temps de découvrir leurs sensations corporelles, développer leur autonomie et la confiance en eux en se sentant «  capable de le faire  ».
Pour les parents et professionnelles, cela passe par l’apprentissage de l’observation et la non-intervention systématique. Il convient également de sécuriser l’environnement de l’enfant et choisir des vêtements et chaussures adaptés qui facilitent sa motricité.

Comment les accompagner en pratique ?

Pour favoriser une motricité libre, il convient de laisser l’enfant à plat dos ou plat ventre lors de la période d’éveil (de courts instants) dès les premiers jours. Puis en position assise lorsqu’il sait se déplacer en rampant ou à quatre pattes. Lorsqu’il se déplace, il faut lui laisser un maximum d’espace et le laisser expérimenter des actes de la vie quotidienne.

L’apprentissage de la marche

L’apprentissage de la marche peut être comparé à la construction d’un édifice : il faut des bases bien solides pour passer à l’étape suivante. Tous les enfants peuvent passer par les mêmes étapes si on leur en donne la possibilité, elles constituent un véritable entraînement à l’image de celui des sportifs : plus les expériences, avant l’acquisition de la marche, seront variées et nombreuses, plus l’enfant sera à l’aise dans son corps.
Cette progression dépend de la maturation du cerveau de l’enfant et de ses aptitudes personnelles. Ces aptitudes vont être stimulées par les expériences motrices qu’il va répéter de nombreuses fois, permises ou non par l’attitude des personnes qui entourent l’enfant.

Les pièges à éviter

  • Mettre l’enfant dans une position qu’il n’a pas acquise seule et ne peut se défaire seul,
  • Intervenir pour lui donner un hochet, un objet qu’il essaye d’attraper et lui donner l’impression que sans l’adulte, il n’est pas capable,
  • L’asseoir sur le sol s’il ne sait pas se déplacer en rampant ou à quatre pattes,
  • L’encourager à pousser sur ses jambes ou à marcher en le tenant par les mains,
  • L’installer dans un «  youpala  » ou un trotteur.